Le méchant.

Je voudrais que jamais ça ne s’arrête, que nos jeux des premiers jours restent intacts, que tu aies toujours envie de moi, que tu veuilles toujours me retrouver les vendredis. Je m’ennuie de tes mains et de tes yeux sur moi et de ta peau et de ta bouche aussi. Je m’ennuie de tes messages qui me donnent des frissons de plaisir, je m’ennuie des secrets et des rendez-vous cachés. Je m’ennuie que tu t’ennuies de moi.

«J’ai envie de t’embrasser là là», oh je m’ennuie tellement de ça.

Ça me brise le coeur et la fierté en mille petits morceaux pointus de l’écrire. Mais je dois faire sortir le méchant.

Il y avait un avant toi, il y a un après. Ton entrée dans ma vie a tout terrassé sur son passage, un jeu de quilles, c’est vrai. Les gentils garçons, les possibles rencontres, j’y renonce avec le sourire car je t’ai connu, toi. Extraordinaire au sens le plus littéral du terme.

Ne crois pas que j’ai perdu mon temps. Impossible de regretter un feu d’artifice qui éclate pareil à l’intérieur.

Alors oui, tu m’as fait détester les jours fériés, les vacances, toutes ces heures qui me séparaient de toi, tu m’as fait pleurer aussi. Allongée par terre dans mon salon, en petite boule dans mon lit, la tête sous l’eau de la douche pendant de très longues minutes comme pour laver mon chagrin.

Et puis bien sûr je pleure maintenant parce que je refuse de ne plus te voir.

Je sais que tu sais. Tu le sais sûrement mieux que moi car tu le vois dans mes yeux que je pourrais tout te donner. Mon coeur, mon corps, mon moi tout entier, je serais OK que tu prennes tout. Je ferais un but de vie de te rendre heureux.

J’ai finalement compris que je te dise tout ça ou que je le garde pour moi ne changera pas grand chose, c’est toujours toi qui décide de tout, depuis le début. Toi et puis le contexte, la situation, les obligations, vous quatre, là, vous décidez pour moi et ça m’empêche de respirer.

Ça m’empêche de respirer parce que j’admets enfin que je veux être à toi et que ça ne me dérange pas d’être deuxième si c’est par là qu’il faut en passer.

Je laisse sortir le méchant, voilà. Je déverse ce trop plein de sentiments apparus bien malgré moi,  j’ai tout essayé pour m’en préserver crois-moi mais on dirait bien que je t’aime beaucoup plus que je ne le voudrais.

 

📷@cocopayaa

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